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28/02/2014 - Les chiffres des notaires pour 2013 : volume des ventes préservé et

Publiée le 07/03/2014

 

 
Les notaires de France ont présenté le 27 février les chiffres des ventes du secteur résidentiel pour l'année 2013. Il s'agit - il faut toujours le rappeler avant de comparer ces chiffres avec ceux publiés par les réseaux et fédérations d'agents immobiliers - des données résultant des signatures dans les offices notariaux des actes authentiques au cours de la période, donc correspondant au marché réel d'une période décalée d'un trimestre environ : en l'occurrence d'octobre 2012 à septembre 2013. Il faut également rappeler que l'obligation de transmission des données des offices n'est pas encore effective, les textes l'organisant n'étant pas encore complets, et que par ailleurs les chiffres sur les prix subissent un biais important lorsqu'ils correspondent à des ventes réalisées par l'intermédiaire d'un agent immobilier puisqu'ils sont retenus hors commission, alors que le vrai prix payé par l'acquéreur est commission comprise...
Moyennant quoi il ressort des chiffres présentés une surprise : le nombre de transactions signées dans l'ancien, hors terrains et biens non résidentiels, résiste mieux que prévu et s'établit à 723.000 unités alors que les prévisions étaient, par exemple de la part de la FNAIM, de moins de 670.000. Au lieu d'avoir baissé, elles ont même augmenté de 2,7% par rapport à 2012 (704.000), mais restent bien entendu très loin en dessous du record de 829.000 en 2005, et même encore de 801.000 en 2011. L'augmentation est surtout le fait de l'Ile-de-France (+5,4%), mais les autres régions ne sont pas en reste avec globalement +2,1%.
Côté prix, les résultats sont plus conformes aux attentes. Sur un an, entre le 4ème trimestre 2013 et le 4ème trimestre 2012, l'indice des prix notaires-INSEE baisse de 1,4%, uniformément pour les appartements et les maisons. Il s'agit d'un indice "hédonique" (qui tient compte des caractéristiques des biens vendus) et corrigé des variations saisonnières. L'indice par contre se stabilise au 4ème trimestre par rapport au 3ème (-0,2% pour les appartements et même +0,6% pour les maisons !). Sur un an, c'est plus l'Ile-de-France qui tire l'indice vers le bas (-1,9% contre -1% pour la province) et encore au dernier trimestre : -0,8% contre +0,4%...
Ville par ville, pour les appartements, 3 villes seulement de plus de 150.000 habitants ont vu le prix moyen au m2 augmenter : Lyon à 3.270 euros/m2 (+1,7%), Lille à 3.090 (+0,9%) et Strasbourg à 2.390 (+1,3%). Les plus fortes baisses sont à Angers à 1.860 euros (-8,7%), Toulon à 2.230 (-3,2%) et Nice à 3.600 (-3%). Paris tire son épingle du jeu avec seulement -1,5%, à 8.160 euros le m2. Mais la baisse s'est accélérée au dernier trimestre : -1,6% sur 3 mois. Les prix parisiens s'étagent de 6.790 euros/m2 dans le 19ème arrondissement, le moins cher, à 12.390 euros dans le 6ème, le record. En petite et grande couronne parisienne, les prix évoluent à peu près comme la moyenne, sauf dans les Yvelines où ils ont chuté de 3% pour les appartements sur un an et de 2% sur les seuls trois derniers mois.
Petite nouveauté : les notaires publient à présent des indices dits "avancés", établis sur la base des avant-contrats dont ils ont à connaître (les promesses de vente). Pour la France entière, l'indice des prix repart à la baisse sur les transactions conclues d'octobre à janvier : -0,9% sur les ventes qui seront signées en avril 2014 par rapport à celles signées en janvier. Pour Paris par contre, l'indice repart à la hausse, les ventes qui se signeront en mars et avril ayant été conclues en moyenne à 8.280 euros/m2, alors qu'en petite et grande couronne parisienne, les prix continuent ler baisse. Un bémol toutefois, ces indices ne sont pas corrigés des variations saisonnières...
A noter que depuis 2006, la durée de détention des biens immobiliers a tendance à augmenter : la part des biens revendus en moins de 5 ans est descendue progressivement et régulièrement d'un tiers des ventes à un quart, au profit de celle des biens vendus après entre 5 et 15 ans de détention (passée de 40 à 53%). La part des biens vendus après plus de 15 ans a quant à elle diminué de 25 à 22%.
La part des moins de 30 ans, de 22% dans la population globale, est de 19% dans les achats d’appartements et de 15% seulement dans celui des maisons. Ces proportions n'ont pas beaucoup varié depuis 2000 (respectivement 18 et 14%). La part des plus de 60 ans dans les achats est encore plus faible (18% pour les appartements et 13% pour les maisons) que dans la population globale (30%). Là encore stabilité depuis 2000.
La part des étrangers dans les transactions est très minoritaire : 4,3% des vendeurs concentrés dans le Limousin, le Périgord, le Midi-Pyrénées et dans l'arc méditerranéen, et 5,1% des acquéreurs, dans les mêmes régions plus l'Ile-de-France.